Articles
Un bout de tissu
Un bout de tissu noir et blanc, du fil, une machine à coudre et là-bas en Roumanie une femme met en forme un vêtement qui sera par des milliers de femmes en Europe de l’Ouest. Elle n’aura sans doute pas les moyens de se l’offrir, son salaire ne lui permettra pas.
Ce bout de tissu virevolte sur les jambes de la femme qui passe devant la terrasse d’un café de la ville. Les hommes attablés se retournent et sourient.
C’est le printemps, les femmes portent des tenues plus légères et c’est agréable pour elles comme pour ces messieurs qui aiment voir tournoyer les jupes.
Ce n’est qu’un morceau d’étoffe, découpé, assemblé, cousu et doublé. Mais ce petit bout de tissu fait tourner les têtes, allège l’esprit, inspire les artistes. Lorsque le vent malin s’invite sans rendez vous, nous nous transformons en Marylin Monroe dans Sept ans de réflexion, Poupou pi dou.
Bout de tissu magique. La femme en Roumanie l’imaginera portée sur d’autres femmes, mais n’aura jamais le bonheur de la revêtir. Certaines d’entre nous se bousculeront pour l’acheter fin juin. Comment dit-on solde en roumain ?
Posté le 01/08/2009 | 11 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article
Correspondances d'un autre temps
|
Juvisy, le 24 juin 1925, Chère Amie, Je vous écris de Juvisy sur Orge,, sur le Pont des Belles Fontaines. Je reviens de Paris où j'ai séjourné une semaine chez notre ami commun, Paul. Il possède un appartement en bordure de Seine, face à la Tour Eiffel. Je ne supportais plus toutes ces invitations qu'il lançait tous les soins pour se rendre tantôt à l'Opéra,, tantôt au Moulin Rouge ou aux soirées dansantes organisées par ces "chères amies" comme il se plait à les appeler. Ici, le calme règne sur cette avenue. Quelques voitures passent ainsi que des vélos. Mais ce sont surtout des promeneurs qui longent les trottoirs, à l'ombre des arbres centenaires. De belles femmes élégantes marchent ensemble devant leurs maris, très chics. Les unes parlent de mode, les autres de la politique du pays. Longues robes et ombrelles, redingotes et hauts de forme, telles sont les images que je garderais de cette halte à Juvisy sur Orge, à 20 kilomètres de Paris. Demain, je reprendrais le train en direction d'Avallon, où je reprendrais la plume trop longtemps délaissée. L'inspiration est revenue. A bientôt, Votre amie Marie |
Melle Blanche--------------- 6 Avenue des C------------- 45000 ORLEANS |
Posté le 30/07/2009 | 11 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article
Voyages à pieds
Mon premier voyage a eu lieu ce matin, entre ma chambre et ma salle de bains. C’est le trajet de l’éveil des sens. Les premiers gestes consistaient à mettre les pieds au sol, puis de les poser l’un devant l’autre jusqu’au tapis moelleux posé devant la cabine de douche. Un regard furtif dans le miroir puis je rentrais timidement un pied puis l’autre sur le carrelage froid avant de laisser couler l’eau chaude qui réveillait mes membres engourdis. Un nuage de gel douche aux essences fruitées et il n’en fallait pas plus pour entreprendre un nouveau voyage : l’éveil des papilles. Mais ceci est une autre histoire…
Posté le 29/06/2009 | 14 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article
On pourrait se demander …
On pourrait se demander quel cri pousse une fleur qui s’ouvre pour la première fois …
Quel cri pousse une bille de stylo qui écrit pour la 1ère fois ?
Quel cri pousse une pellicule de film lorsqu’elle se débobine pour la 1ère fois ?
Quel cri pousse un ressort de matelas lorsqu’il est libéré pour la 1ère fois ?
Quel cri pousse un bas de soie lorsqu’il est déchiré pour la seule et unique fois ?
Quel cri pousse un écrivain en herbe lorsqu’il est publié pour la 1ère fois ?
Quel cri pousse la marche arrière d’une voiture lorsqu’elle est enclenchée pour la 1ère fois ?
Posté le 29/06/2009 | 8 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article
Portrait chinois
Portrait chinois
Si j’étais une couleur, ce serait le noir, parce qu’il est chic, se marie avec tout (ou presque). Un peu moi dans mes relations humaines, je m’entends facilement avec les autres.
Si j’étais un souvenir, ce serait le jour où le piano est entré dans la maison.
Si j’étais un sentiment, l’émotion est celui qui me correspond le plus, tant au plan positif que négatif.
Si j’étais un personnage célèbre, MOI ! Bientôt ! Ici, ailleurs ! pourquoi pas ???
Si j’étais un objet, ce serait une chaîne HIFI ; je me passerais de beaucoup d’objets, sauf de celui-ci.
Si j’étais un son, ce serait de la musique rythmée, Bouger, bouger.
Si j’étais un vêtement, ce serait une robe moire, rose fuschia de chez Caroll, un vrai coup de foudre, un de mes premiers achats de vêtements
Si j’étais un livre, je serais un magazine féminin, mélange de rubriques, mais qui n’existe pas encore.
Si j’étais une saison, ce serait l’automne pour ses couleurs chaudes, ses feuilles qui craquent sous nos pas, les châtaignes, puis au retour de la balade, le fauteuil au coin du feu, le chocolat chaud, sereine.
Posté le 29/06/2009 | 8 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article
